Je me souvient avoir eu une discussion avec ma mère lors de laquelle je critiquait certaines choses sur le fonctionnement de notre système. Cette discussion a eu lieu il y a plusieurs années et je suis incapable de m’en rappelé le sujet exact mais je peut encore cité mots pour mots la réponse qu’elle me donna pour conclure la conversation. «Soit tu vis avec le système,soit le système te bouffe.»
Cette réponse fataliste provoqua en moi une impression d’étouffement et un sentiment de révolte. J’aurais tout aussi bien pu en pleurer tellement l’idée de vivre sans pouvoir changer ces choses que je trouvais atroce m’étais insupportable.
Depuis cette époque, j’ai pris de la maturité, mes idéaux marxistes se sont estompés, ma vision du socialisme est plus pragmatique et je comprends mieux le fonctionnement du monde. Seulement, le monde est toujours le même, son fonctionnement toujours aussi abominable et mon envie de l’améliorer est toujours aussi ardente.
«D’ailleurs, il nous faut songer à notre stabilité. Nous ne voulons pas changer. Tout changement est une menace pour la stabilité. (1)». Bien que cette vision soit exagéré, la civilisation de Ford ne tolérant aucun
changement, elle reflète bien notre société. Mais cela signifierais que nous avons atteint un système optimal.
Cela n’est malheureusement pas le cas, il suffit de constater les maux qui touchent actuellement les pays occidentaux (fracture grandissante entre les plus riches et les plus pauvre, prolifération des lois liberticides, …) ainsi que toute l’humanité (incapacité à préserver la planète, famine dans certaines parties du monde, …). Une liste tellement longue qu’il est impossible d’être exhaustif.
«Le monde déteste le changement, c’est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser. (2)». Nous devons cesser d’avoir peur du changement car même s’il est nocif, tel l’homme en tant qu’individu, l’Homme entant que société se doit d’expérimenté et d’apprendre de ses erreurs. C’est ce qui nous permettra de progresser réellement.
Il est peut probable que nous rencontrions encore de profonds et brusques changements mais toutes une série de petits changements qui au final vont révolutionné notre façon de vivre. L’(r)évolution est déjà en cours. Par exemple, une découverte même mineure dans le domaine de la médecine, peut (à elle seule ou avec d’autres) prolonger de façon significative l’espérance de vie ce qui au final aura un impact, notamment sur le système des pensions.
Pour conclure, je vais prendre l’exemple d’une invention qui a déjà et va continuer à transformer profondément notre société, l’informatique/Internet, la nouvelle imprimerie. Si l’imprimerie permit une plus grande facilité d’accès aux écrits en facilitant leurs reproductions, l’informatique et Internet ont la capacité de rendre cet accès encore plus simple pour tous ce qu’il est possible de numériser (texte, audio, image, vidéo, …) et ce avec un coût presque nulle. Seulement cela ne plait pas aux industriels du cinéma et de la musique qui combattent férocement cela. Leur lutte en est devenu effrayante lorsque l’on constate certaines propositions faites dans la loi Hadopi en France et dans certains amendements ajoutés à la réforme du Paquet Telecom au parlement européen qui sont digne de figurées dans «1984». J’espère que ces horreurs seront rejeté et que plutôt que de combattre ce nouveau média, ils s’y adapteront.
En dehors de cela on voit émerger, grâce à Internet, un nouveau mouvement hérité du mouvement du logiciel libre. Ce mouvement prônant le partage et la collaboration à déjà donné naissance de merveilleux projets tel que Wikipédia, les licences Creative Common et le système d’exploitation GNU/Linux, nous ouvrant une nouvelle voie sur la façon de construire le futur.
«Vanité que vouloir changer le monde. Le monde change à son heure, malgré ceux qui veulent le changer.(3)», et aussi malgré ceux qui souhaite qu’il ne change pas mais plus ces derniers sont puissant plus il devient difficile de changer surtout lorsque la peur du changement s’y additionne.
(1) Aldous Huxley – Le meilleur des mondes, ch. 16
(2) Charles F. Kettering
(3) Robert Marteau – Extrait de Mont-Royal
Le changement by
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